L’APROFES  Kaolack à la rescousse des femmes du Saloum

La recrudescence des violences faites aux femmes ne laisse personne indifférente et devient de plus en plus inquiétante dans la région de Kaolack en cette période de pandémie du coronavirus.

Les  violences sont d’ordre psychologique ou morale, physiques pouvant porter atteintes à la vie, à la santé, à la dégradation de l’état physique et mental de la personne  en passant par certains traitements cruels dont la torture, le viol voire le meurtre.

Cependant les violences économiques qui se manifestent généralement par une non prise en charge  par le conjoint  des besoins de sa famille ne cesse d’impacter la vie de bons nombres de femmes dans la région de Kaolack.

Se démener de tous les sens pour joindre les deux bouts et subvenir aux besoins de sa progéniture est le quotidien de beaucoup de  femmes au Saloum.

Ouléye est mère de quatre enfants et fait son petit commerce de beignets, fatayas, devant sa maison. Des moments de dégustation très convoités par le voisinage.
Interrogée sur son activité elle affirme qu’elle  est en, constance baisse en cette période de pandémie ou tout est au ralenti.

« Les enfants ne viennent plus acheter mes beignets, ils sortent rarement de nos jours à cause de l’ état d’urgence tout aussi comme certains jeunes qui avaient l’habitude de se regrouper à coté pour boire le thé se font rare, corona oblige » a soutenu cette vendeuse ajoutant que son époux n’a pas suffisamment de moyens pour prendre en charge la famille.

Pour Awa Diagne, une lingère, les maris laissent trop de responsabilités aux épouses et refusent de participer aux charges quotidiennes de leurs ménages. Une situation qui les pousse à faire de la débrouillardise.

«  Je ne peux compter que sur moi-même pour subvenir à mes besoins et à  ceux de ma famille » a-t-elle confié.

Ces exemples ne sont que la partie visible de l’iceberg. Seulement, il existe une autre catégorie de femmes notamment celles qui ont subi des  violences machistes et prises en charge par l’Association pour la Promotion de la Femme Sénégalaise(APROFES).

Avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, l’APROFES a appuyé 30 femmes en les faisant bénéficier d’une formation en transformation de produits locaux en jus, sirop et confitures.

Selon la coordonnatrice du point d’écoute de l’APROFES, Ndeye Dieumbe Diagne Mbengue, le but  est de promouvoir les capacités et les opportunités productives des femmes du centre d’accueil qui ont survécu aux violences masculines à travers leurs saisies, le renforcement des capacités productives et de la réinsertion sociale et professionnelle, ainsi que la sensibilisation et l’influence de la part de la population et des institutions  assurant cette formation va permettre à ces survivantes d’avoir des activités génératrices de revenus pour leur autonomie.

Le combat longtemps engagé par l’ ONG de défense des droits humains a également permis la mise en œuvre du projet « osez relevez les défis du leadership féminin pour une réduction effective des violences faites aux femmes et aux filles au Sénégal »

De l’avis de la coordonnatrice du projet Ndéye Gnilane FAYE, il s’agit de développer un plaidoyer efficace pour amener les autorités compétentes à lever toutes les barrières qui entravent la prise en charge exhaustive des violences faites aux femmes et à rendre gratuit le certificat médical dans les cas de violences physiques et sexuelles.  

L’APROFES est une organisation à but non lucratif créée par des femmes émanant d’une section féminine de l’ASC MAGG DAAN. Elle œuvre pour le bien être de la femme et des enfants particulièrement des filles en vue de protéger leurs droits à l’intégrité physique, psychologique, au respect de leur vie et de la sécurité de leur personne en renforçant également les capacités opérationnelles des parties prenantes du projet pour une meilleure atteinte des résultats escomptés

Elle s’active également dans d’autres domaines tels que le leadership, l’entreprenariat, l’accès aux sphères de décisions, le renforcement des capacités, de la santé communautaire.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

You may use these <abbr title="HyperText Markup Language">HTML</abbr> tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*